INTEGRATION ALIMENTAIRE AUX ETATS-UNIS

 

Le ventre affamé n’a point d’oreilles. Mais on peut en dire autant pour un ventre mal rempli. Connaissez-vous des gens chez qui la nourriture abonde chez vous au Togo ou en Afrique? Certainement! Leurs enfants préparent et mangent ce qu’ils veulent, des plats chinois aux délices européens en passant par ceux de nos amis Américains. Tout cela ne les intéresse pas! Il y a que leur dose d’akoumé ou foufou avec une bonne sauce d’adémé bien garnie qui compte.

A mes frères et soeurs Africains qui visent le Mandela Washington Fellowship l’intégration ici n’est pas que culturelle, elle aussi alimentaire. A vous qui ne pouvez pas vous passer d’un bon plat de pâte et ses compagnons, le défi sera de taille ; alors commencez votre intégration alimentaire depuis chez vous, un mois d’avance au moins. Ce conseil entre compatriotes vaut de même pour tout autre amoureux des mets locaux qui veut poser ses valises sur le sol américain. Diversifier un peu, de grâce. Laissez votre talent culinaire s’exprimer, habituez votre estomac avec tout ce qui peut vous paraitre bizarre comme nourriture; tout ce qui peut vous inviter à régurgiter. Après deux semaines dans ce programme exceptionnel, manger même la pizza relève du parcours d’un combattant pour certains de mes pauvres confrères. L’apprentissage précoce vous sauvera.

Venir rencontrer le président Obama à Washington DC n’est pas gratuit. Si c’est un rêve pour vous, alors le réaliser a bel et bien un prix: il faut d’abord passer le test alimentaire. Les Etats Unis vont embarquer vos papilles gustatives sur des terrains très glissants et seuls celles qui tiendront sur leurs deux pieds jusqu’ à destination finale, pourront dire avec le patron de la maison blanche ‘YES WE CAN’.

Votre alimentation est-elle complète?

Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture. On ne le dira jamais assez. Quel est le sort de ceux et celles qui ne trouvent pas à manger dans ce cas? Dans tous les cas, aux Etats-Unis d’Amérique, la nourriture abonde mais malheureusement le problème d’obésité abonde. Tellement nombreux payent le prix fort pour la mauvaise suralimentation, que les sous-alimentés de chez moi et d’ailleurs pourraient perdre leur plaidoyer. La nourriture ne manque certainement pas mais celle dite “bonne” te coûteront les yeux de la tête. Et si l’accès à la bonne nourriture coûte chère et difficilement accessible, le sport, quant à lui, est gratuit partout.

Notre entretien avec nos “révolutionnaires” du American Indian Center n’a pas manqué de le souligner. Pourquoi dépenser des fortunes sur des médicaments quand il existe déjà un médicament naturel hors pair et auquel même les plus démunis ont accès? Ma conclusion est que l’élément qui a toujours manqué pour avoir un aliment complet c’est le sport. Si vous ne faites pas du sport ou des exercices physiques vous êtes aussi sous-alimentés. Vous pouvez maintenant répondre à la question.